
On se serait presque crus à un match du Mondial tant il y avait de l'ambiance du côté des supporters. Et pourtant les enjeux étaient bien différents... Pas de classement à la FIFA, pas de grosses sommes d'argent en jeu, pas de coups bas mais une rencontre de foot amicale organisée à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié.
Le match qui nous occupe s'est déroulé le dimanche 20 juin 2010 au stade Guy Thys à Bruxelles. Différentes organisations du réseau d'accueil pour demandeurs d'asile dont la Croix-Rouge et Friendly Foot sont à l'origine de cette rencontre.
Sur le terrain, les Rouges et les Bleus, deux équipes de joueurs mixtes qui mélangeaient sportifs de haut niveau et demandeurs d'asile. Et à chaque but marqué, la reprise de la chanson officielle du Mondial et un déferlement de cris et d'applaudissements.
Qui a gagné ? Les Rouges, les Bleus ? Les Rouges par 5 buts à 3 mais au final, tout le monde a gagné ! L'objectif de la rencontre était de permettre aux demandeurs d'asile d'éprouver le plaisir que l'on retire du sport, de leur insuffler la confiance, la fierté et ainsi, de les aider à rebâtir leur vie. Pari gagné !
Triste record
Pour Sarah Duplat, coordinatrice des Initiatives de Quartier au département d'Accueil des Demandeurs d'Asile, cette journée est essentielle. Elle est l'occasion de rappeler que le nombre de personnes déracinées de par le monde n'a jamais été aussi haut depuis les années 90. Il s'élève actuellement à 43,3 millions ! Toutes ces personnes ont dû fuir de chez elles parce que leur liberté ou leur vie était menacée dans leur pays d’origine. "L'asile est un droit, précise Sarah. Nous devons tout mettre en œuvre pour que chaque personne puisse bénéficier de ce droit et que la procédure d'accueil soit respectueuse de la personne. Le Mondial unifie toutes les nations autour du ballon rond. Au travers de la rencontre amicale du 20 juin, nous avons voulu montrer que l'on peut jouer ensemble dans le respect de la liberté des uns et des autres."
En 21 ans, la Croix-Rouge a accueilli plus de 30.000 personnes dans ses différents centres.