Le droit international humanitaire, une définition

Le droit international humanitaire, une définition

Reconnu à l’échelon international, le droit humanitaire protège les populations civiles en temps de guerre et impose des devoirs aux belligérants. Mais de quoi s’agit-il exactement?

Qu’est-ce que le droit international humanitaire?

Malgré deux guerres mondiales meurtrières, les conflits n’ont jamais disparu de la surface du globe. Or, quand une lutte armée oppose deux camps, les premières victimes sont toujours les civils. Ces 150 dernières années, les Etats ont établi entre eux des règles qui protègent les personnes en cas de guerre. Ces règles forment le "droit international humanitaire", aussi connu comme "droit de la guerre" ou "droit des conflits armés". Les Conventions de Genève et de La Haye en sont les principaux exemples.

Le droit international humanitaire s'applique uniquement en situation de guerre, par contraste avec les Droits de l'Homme, applicables en temps de guerre comme en temps de paix.

L’une des missions de la Croix-Rouge de Belgique est de promouvoir et diffuser, en temps de paix, le droit international humanitaire auprès des forces armées, du monde politique et judiciaire et du grand public.

Qui est protégé par le droit humanitaire?

Les protections reconnues par le droit humanitaire doivent être observées indistinctement par les belligérants, quelle que soit la race, la couleur ou la religion des personnes, y compris les ennemis. Ces règles de droit visent à protéger les personnes qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités: les civils, mais aussi les malades, blessés, naufragés et prisonniers de guerre.

Quelle est la force contraignante du droit humanitaire?

En tant que source reconnue par le droit international, le droit humanitaire définit des droits et des obligations aux forces engagées dans un conflit armé. Celles-ci ne doivent pas seulement respecter le droit, elles ont aussi l’obligation de le faire respecter. Fermer les yeux n’est donc pas une attitude acceptable.

Le Comité international de la Croix-Rouge est considéré comme le gardien des Conventions de Genève et des autres traités qui constituent le droit international humanitaire.

Toutefois, la Croix-Rouge ne peut pas agir en qualité de policier ou de juge. Ces fonctions reviennent aux gouvernements, qui ont ratifié les traités internationaux et qui sont tenus d’empêcher les violations du droit humanitaire. Ils ont en outre l’obligation de punir les auteurs d’actes qualifiés d’« infractions graves » au droit humanitaire ou de crimes de guerre.